PROCHAINS CONCERTS JP HUSER
Projets de concerts, concerts à venir, fêtes musicales avec Jean Pierre Huser.
LES CRITIQUES MUSICALES
Quelques critiques et présentations du travail du musicien Jean Pierre Huser.
LES DERNIERES CHANSONS
Les dernières créations de l'auteur-compositeur-arrangeur JP Huser.
DISCOGRAPHIE JEAN PIERRE HUSER
Discographie de Jean Pierre Huser, des premiers 45 tours au dernier CD.
JEAN PIERRE HUSER L'ARTISTE
Le Moulin d'Amour du créatif, plasticien, musicien et poète Jean Pierre Huser.
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CONCERTS D’UNE VIE, SOUVENIRS DE CONCERTS
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J’ai fait beaucoup de concerts et peu à la fois.
Je suis de nature timide, c’est pour cela d’ailleurs que j’ai insisté pour passer de l’autre côté de moi-même avec force afin d’échanger, de donner aux autres les sons, les accords et les textes qu’on se doit de composer et d’interpréter en devenant chanteur responsable.
Je me souviens plus particulièrement de mes premiers concerts dans toute la France avec Cat et Maxime.
Après quoi Maxime s’est appelé le Forestier pour s’en aller tout seul sur la route.
Je me souviens de mes concerts dans les festivals avec des musiciens de différents pays où je résidais.
Je me souviens du festival de Nyon reçu en grande pompe avec un magnifique groupe.
Nous avons fait la balance de son sur la grande scène.
Manque de chance, l’orage est arrivé, très fort, à l’approche de l’heure du concert, le soir.
Nous nous sommes repliés sous la tente principale et tout fût improvisé, le son et le reste.
Le public fût extrêmement chaleureux ; un bon concert dirais-je mais accidentel.
Je pense que cela aurait pu être un concert mémorable si nous avions eu toutes les conditions !
Au fait je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais pu repasser à Nyon !
Monsieur Rosselat : dites-moi pourquoi ? You are the Shérif.
Je me souviens de mes concerts en Bretagne organisé par Etienne Tison.
Un supers gars, un allumé du spectacle habitant une ferme incroyable au milieu de sa Bretagne.
C’était une superbe prise de conscience loin de la métropole pour moi et d’autres chanteurs à l’époque comme Souchon.
Le public en voulait ; il aimait ou détestait.
Je me souviens de quelques soirées difficiles aux débuts de mes tournées.
J’arrivais en swinguant avec ma guitare et mes mots de travers de chanteur on the road.
Je me suis fait plusieurs fois insulter mais féliciter aussi.
Les Bretons sont des gens formidables de générosité.
C’était de grandes leçons d’humilité qu’on prenait dans la gueule.
Plusieurs fois, en rentrant à Paris, je me remettais à l’écriture des chansons afin de corriger le titre.
C’était de la vraie culture vivante, je regrette beaucoup cette époque.
Je me souviens aussi de mes concerts aux Etats-Unis dans les Universités.
C’était émouvant de voir et entendre des étudiants et des professeurs qui apprenaient mes chansons et qui s’appliquaient à étudier le sens et l’écriture de ces dernières, surtout celle du Lac des Cieux, chanson fétiche des professeurs de français de Boston, de Providence, etc...
Je me souviens de mes concerts à Berlin alors que le mur venait de tomber.
Je me souviens d’une très grande salle de spectacle à Berlin Est où pendant que j’interprétais les Larmes de l’an 2000, le texte traduit en allemand déroulait sur un écran face au public.
Je me souviens que l’atmosphère y était très étrange.
Je découvrais un tout autre monde avec d’autres artistes aux talents extraordinaires, aidés par le parti communiste, c’était la règle.
Ces artistes m’avaient tout d’abord dévisagé et à la fin de mon concert ils étaient venus me serrer la main en me donnant leur disque ou leur livre de poèmes, nous sommes resté longtemps en contact.
Je me souviens des concerts dans le métro, à Paris, organisés par France Inter avec Jean Louis Foulquier .
Je me souviens de ma tournée avec Murray Head dans toute la France.
Je passais en première partie avec un guitariste pendant 40 minutes devant 10’000 personnes tous les soirs.
Je me souviens, à Bordeaux, j’avais un trac fou ; on m’avait averti que le public de cette ville était particulièrement difficile.
En finalité, j’ai fait un tabac ; à la fin des Larmes de l’an 2000 le public était debout.
Je me souviens de l’été dernier à Bonachiesse en Valais juste sous le barrage Mauvoisin.
J’ai pu me rendre compte alors que le public valaisan de m’avait pas oublié.
C’était extrêmement émouvant et j’étais heureux d’avoir composé pour honorer le plus haut festival de Suisse Wagonnet Blues.
Je me souviens, je me souviens, je me souviens, ...
Je pourrais en rajouter encore des pages et des pages.
Ce que je peux humblement encore dire, c’est qu’il fallait, en tant que peintre à l’époque, que je puisse me manifester en direct face à un public passionné et en marche vers un monde différent ; il y avait urgence !
En fait ce n’était pas en soi des spectacles de variété ou de théâtre que nous faisions, c’était venir sur scène pour raconter autre chose et d’une manière hypnotique et musicale à un public en mal de vivre ou en devenir.
C’était une époque qui n’existera plus jamais je pense car le besoin était total autant chez les artistes que pour le public et ceci sur le plan d’une nouvelle créativité mondiale basée également sur le social, le politique et surtout l'humain.
C’était une manière nouvelle où le feeling était en première place pour exprimer ce monde dans de nouvelles cathédrales.
Un monde qui devait changer radicalement sur la différence, nos différences sociales, nos origines et surtout en finalité trouver enfin cette maudite paix sur Terre.
C’était un phénomène très américain avec les nouveaux médias et toute sa symbolique mais c’était surtout une page qui se tournait sur les modes et les discours de la révolution industrielle qui réagissaient encore comme au 19ème siècle.
Il y avait une prise de conscience énorme face à la guerre du Viêt Nam.
Il nous reste de toute cette période des oeuvres extraordinaires de force, de naïveté aussi, mais d’une grande sincérité.
Actuellement les mêmes objets se fabriquent avec beaucoup de connaissance, avec des jeunes artistes qui possèdent une grande technique et une créativité flamboyante à l’intérieur des possibilités extraordinaires de l’ordinateur.
Je ne puis pas me prononcer réellement sur la profondeur ainsi que la sincérité du contenu de toutes ces nouvelles productions, ça serait extrêmement prétentieux de ma part. Je souhaite simplement aux jeunes créateurs beaucoup de force et, surtout, d’émotion, afin de mener à bien le monde du spectacle de demain.
Personnellement je souhaite encore me produire dans des lieux inattendus comme quand j’organise des créativités pour des entreprises et autres.
Je n’ai pas fini de rêver, je voudrais donner au spectacle de mes rêves le vrai tableau que l’on voit et qui nous regarde.
Je vis actuellement en pleine nature, ça n’est pas pour cela que je vais devenir impressionniste bien sûr, c’est déjà fait.
Je désire simplement rester impressionné, étonné encore et toujours, exprimer, enseigner et me nourrir du miracle de la vie et de la nature, de la terre, des étoiles et de l’univers.
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